Phoenix trip and dreamscape

Gooseneck State Park...

... ou comment apprendre un mot tortillant...

Je me trompe peut-être, mais je traduis ici 'gooseneck' par 'méandre'... La preuve en images...

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Ce sont les méandres de la San Juan River, près du Mexican Hat de l'aller, au retour de notre weekend...

Mexican Hat où nous nous sommes d'ailleurs arrêter manger... un taco indien et une soupe au boeuf indien... les deux sur lit ou accompagnés de Fry Bread, le pain indien 'very healthy' et bon aussi malheureusement, cela nous a fait penser à des bunuelos espagnols...

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Puis retour sur Phoenix, sans oublier d'expérimenter notre première grosse pluie d'orage depuis 7 mois...

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... et Monument Valley dans la petite lucarne...

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Canyonlands National Park

Et voici notre coup de coeur du weekend, avec un paysage qui n'est en fait qu'une émotion... le Grand View Point de Canyonlands National Park.

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La photo montre ici ses limites, du coup si l'on passe à côté il faut aller voir ça...

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Nous ne nous attendions pas à être si saisis. Cela nous a laissé graves et songeurs, très respectueux devant tant de grandeur. Grand View Point offre 160 km de vue sur un paysage sorti du commencement de la Terre, patiemment travaillé pendant des millénaires par beaucoup de facteurs. Canyonlands est traversé par le Colorado et la Green River qui s'y rejoignent...

La Green River...

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Et encore une arche, magnifique d'ailleurs...

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Arches National Park

Le lendemain, après une nuit étouffante au Goulding's campground (parce que l'on a perdu l'habitude de dormir à une température climatisée supérieure à 76°F...), nous quittons Monument Valley en direction de l'Utah... sur les traces de Forrest Gump. On a faillit rentrer à la maison...

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Passage devant "The Mexican Hat Rock"...

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L'Utah c'est beau, c'est vert, il faudra un diaporama pour vous le montrer...

Après deux bonnes heures et demi de route nous passons le Colorado au niveau de Moab...

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Puis nous entrons dans Arches... On voit déjà les premières arches... Le Parc en compte environ 2000.

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Direction le Nord où se trouvent les plus grandes et les plus belles...

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Et les congénères aux couleurs assorties...

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Wall Arch...

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Navajo Arch...

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Landscape Arch, la plus longue et la plus fine sur cette planète (en tout cas parmi les arches recensées...). 93 mètres de longueur.

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Double Arch...

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Devant Delicate Arch, au loin. C'est certainement la plus photographiée du parc, mais nous nous sommes épargnés les 3 heures de marche pour une photo (si.)..

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Broken Arch...

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et Skyline Arch...

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Vous vous prépariez à passer en revue les 2000 ? ;-))

Monument Valley

En fin d'après-midi nous atteignons la destination de la journée, et ne sommes pas déçus du grandiose de l'endroit...

Six heures de route exprès pour vous envoyer cette photo-là, mais ça valait le coup.

Nous sommes donc fiers de vous présenter un des symboles de l'Arizona, popularisé par John Wayne lui-même...

Ta-daaaaa:

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Et le coucher de soleil à Monument Valley...

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Navajo National Monument

Sur la route de Monument Valley, quelques miles avant Kayenta, nous bifurquons à gauche pour s'émerveiller du décor du Navajo National Monument, le temps de la pause-repas.

Première vue...

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L'endroit est formé d'un sillonnement de vallées verdoyantes (grâce aux cours d'eaux qui les ont creusées) entre des roches rougeâtres dont la couleur est joliment soulignée par le ciel orageux... Nous sommes en juillet, c'est la saison des pluies...

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Pique-nique...

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Et au creux d'un gouffre, les ruines de Betakin, datant de 1200-1300 ap. JC, qui furent habitées par les Indiens Anasazis. Je suppose que l'endroit a été nommé selon les Navajos, car en territoire Navajo, mais de mémoire, il me semble bien que ce sont les Hopis qui réclament être les descendants directs des Anasazis. Le territoire des Hopis est enclavé dans celui des Navajos - mais les deux peuples doivent communiquer en anglais car leurs langues sont très différentes - et c'est d'ailleurs un endroit à traverser car leur culture est bien gardée... Interdiction de prendre des photos, enregistrer ou même de dessiner sur leur territoire, et des villages vieux de dix siècles...

Comme quoi on peut trouver des trésors de culture aux US, en cherchant bien.

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Voyez-vous les petites fenêtres ?

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Perplexity

Pour ceux qui ont envie d'expérimenter la perplexité, il suffit de se plonger dans les déclarations fiscales américaines et tous les formulaires y afférents d'ailleurs.

Oui, c'est franchement compliqué, et pas seulement parce que c'est écrit dans un anglais qui n'a rien a envier à nos 'nonobstant' et stipulations similaires...

Au passage "ils" en profitent quand même pour nous identifier sous le nom d'alien' (ressortissant d'un pays étranger si l'on emploie le lexique juridico-fiscaliste US). Quand on connaît le film, c'est vexant toutes les cinq lignes. A force de lire ce terme je vais finir par en devenir un...

Non c'est compliqué dans le principe, tout le monde est d'accord là-dessus, même ceux qui n'ont rien à se reprocher.

Avec mon visa, je vais à priori payer toutes les taxes imposables sur le sol américain.

Pour les taxes fédérales, une déclaration est à remplir à l'embauche, à l'adresse de l'IRS, pour permettre de calculer la retenue qui sera effectuée automatiquement lors de mes payes (toutes les deux semaines, on est payé par deux semaines ici).

D'ailleurs, ça se passe en deux temps. Tout d'abord la déclaration à l'embauche, via le formulaire W4, et, en avril, l'IRS fait le total de ce qui a été prélevé, recalcule, et vous rend le surplus ou vous demande de compléter. Bon ça ne se passe pas aussi simplement, entrent en jeu les formulaires W2, 1040 et 8433...

On est loin de la déclaration simplifiée française (qui certes vous assomme quand même en fin d'année), et encore plus loin du système allemand ou la retenue sur le salaire ne mérite pas de correction à posteriori. Non mais.

En général, l'IRS vous prélève plus et vous rend le trop-plein. Encore faut-il bien déclarer pour ne pas payer trop peu.

Pour bien s'endormir, voici les 70 pages du U.S. Tax Guide for Aliens, où se trouve en principe les réponses à toutes vos questions.

Après quelques *heures* de recherches, je suis parvenue à remplir mon W4 (qui n'est, bien entendu, que la porte d'entrée de tout ce processus et ne fait qu'un quart de page soit-dit en passant).

Petite illustration de la logique fiscale américaine :

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"Inscrivez 1 si personne d'autre ne peut vous revendiquer comme dépendant..."

Voyons, je suis J2 dépendante, on peut me revendiquer, la condition n'est pas remplie, je dois donc mettre 0.

Vous en voulez encore ?

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Je me demande pourquoi ils mettent une case 'marié' si c'est pour rajouter une petite note disant que même marié on peut cocher 'célibataire'. Mon spouse étant non seulement un alien mais un nonresident alien car dans les deux ans de son visa J1, je me dois de cocher la case 'single' et renier mon mariage (remarquez ça tombe bien, je viens d'apprendre la vraie nature de mon mari, un alien gluant et vert, répondant au nom de spouse et de surcroit rendu férocement perplexe par une arme secrète de l'IRS appelée W4).

Malls

Ce sont mes derniers jours de farniente avant le "business choc"... Donc j'en profite au mieux bien sûr, mais sans oublier quelques détails, en particulier il va falloir que je me conforme un peu à une sorte de "business dressing code"... Le jean et le débardeur californien décontracté avec les tongs, ça ne va pas trop le faire... Ma "business garde-robe" importée de France, correspondant à des habits d'hiver, ça ne va pas le faire non plus... Enfin, à l'intérieur avec la climatisation à mon avis ça passera tout à fait, mais encore faut-il y arriver sans encombres à cet intérieur climatisé, c'est-à-dire après un passage à 44 degrés en plein soleil (flash-pasteurisation efficace d'un lait alsacien). Il me faut donc trouver un compromis.

Donc ce vendredi après-midi, direction un centre commercial, un "Mall", avec pour une fois un objectif bien précis en tête. Déjà ça me change. Soyons efficaces, soyons "business-minded"...

Les "Malls" américains ont ceci en commun :

  • ils sont grands, mais bon, tout est grand ici...
  • ils ont toujours leur aile "restauration" tout aussi immense...
  • ils offrent des fauteuils vibrants dans les allées pour relaxer les 'shoppeurs', en cuir, et même qu'on en a vu s'endormir dedans...
  • ...dans le même genre j'ai déjà vu des masseurs officier dans les allées. A 15 dollars le quart d'heure en plein flux de passants, je suis étonnée que ça marche, mais bon...
  • ils n'ont que quelques boutiques qui m'intéressent, et aucune marque européenne à laquelle je puisse me raccrocher, mais bon, ce n'est certainement pas universel, ma culture dans le domaine des marques de vêtements n'étant pas très développée...
  • Ah si quand même, les soutiens-gorges sont tous, quand ils ne sont pas intégrés aux vêtements, des 'push-up'. Consternant.

Et aussi, comme toujours ici, tout est récuré de fond en comble. Ce qui est agréable. Et à ce propos, vient enfin mon anecdocte du jour...

Je marche donc d'un "business" pas pressé dans le Mall, quand je repère de l'autre côté d'une passerelle une boutique que j'ai ignorée. Je reviens illico sur mes pas, et commence à m'engager sur la passerelle, bien grande, bien large mais sans personne dessus sauf un agent de sécurité en discussion avec un talkie-walkie. Enfin je dis agent de sécurité, mais avec une chemise blanche estampillée 'Police' sur un pantalon noir. Dès qu'il me voit, ce dernier se rue vers moi en gesticulant d'un air affolé, et je fais un bond de 3 mètres en arrière en me demandant si la passerelle n'a pas été minée ou je ne sais quoi...

En cherchant bien, je finis par apercevoir la raison pour laquelle cet agent de sécurité gardait cette passerelle avec tant de soucis... A deux mètres de moi, je vois... sur le sol... une glace rose, lâchement abandonnée.

Je m'échappe rapidement de ce policier dingue, en me disant que finalement je comprends pourquoi ce pays est si propre, mais que bon quand même, ils exagèrent un peu là... Je veux dire, on peut contourner une si petite glace sur une si grande passerelle...

C'est seulement en discutant avec Julien le soir que je me rends compte du souci majeur provoqué par cette glace sur le sol en marbre du "Mall"... Le risque d'une plainte !! Tout bêtement... Si j'étais tombée en glissant sur cette glace, et cassée une jambe, j'aurais pu porter plainte !!

Mince...

Par respect pour les autochtones, et parce que je n'aime pas juger aussi catégoriquement, et que le but de ce blog est de vous faire aimer ce pays, je ne dirai pas que les clients, les policiers et les avocats sont tous aussi fêlés les uns que les autres. Je vous laisserai seulement le penser... Il y a certainement un avantage à un tel comportement, sinon, selon la loi de l'évolution, il n'existerait pas.

Je m'en tiendrai aux faits. Oui, certes, pas de jambe cassée.

Cheese !

Pour fêter mon nouveau statut de travailleuse et remplir les papiers demandés, direction une agence bancaire pour ajouter mon nom au compte durement sollicité de Julien, et réclamer ma propre carte bancaire (rhhhha le bonheur)...

En effet, en principe il faut donner une pièce d'identité pour chaque paiement par carte bancaire, pour montrer que c'est bien la sienne. Cette règle n'est pas souvent appliquée, voire très rarement, mais quand elle l'est (pour des raisons qui me semblent relativement dépendre du zèle du caissier), c'est sans appel. Donc autant en avoir une à mon nom, en plus c'est gratuit (oui, ouvrir un compte et demander une debit card, c'est gratuit ici, vous avez bien lu. De ce que je sache en France une carte bancaire se paye. Ici aussi il y en a qui se payent, mais celle de base est gratuite.).

Pas mal d'agences fermaient à 17h, mais nous sommes aux US, ce n'est pas difficile d'en trouver ouvertes jusqu'à 19h.
La notre en l'occurrence donnait sur un supermarché, ça ne doit pas être marrant de recevoir des clients là-dedans toute la journée, mais bon, ce n'est pas là où je voulais en venir.

Nolan nous reçoit, pas de soucis, je mets successivement sur la table ma driving license (aisément décrochée), ma carte bancaire française (merci papa), mon passeport (merci l'Etat français) et mon numéro de sécurité sociale (durement payé celui-ci), je signe un papier et c'est ok, le changement minute des titulaires du compte est réalisé, on recevra quelques chèques lundi (oui, lundi. Ca tombe bien, j'en aurai besoin d'un mardi.).

On passe à la carte bancaire, on en profite pour poser quelques questions qui visent à savoir si cette carte (une debit card de base) va améliorer nos credit histories, boah pas vraiment, on s'en doute. La mode ici c'est d'avoir des tonnes de credit cards et des achats à crédit pour gonfler ce fameux credit history. Bref, nous ne sommes pas ici pour acheter une maison de toutes façons (voir la référence aux salaires des chercheurs du 'public' dans le post précédent...). Mais maintenant que j'y pense ça aurait pu être utile pour l'assurance voiture (moins chère si vous être un bon payeur)...

Nolan : "vous avez ma carte de toutes façons, n'hésitez pas à me contacter si vous voulez des infos..."

Et là le banquier nous demande si l'on préfère avoir notre photo sur nos cartes bancaires respectives, à Julien et à moi. C'est soit-disant plus sécuritaire, puisque si on nous les vole, à part les utiliser sur internet et dans les distributeurs, nos têtes serviront de garde-fou si elles viennent à croiser un caissier zélé. En bons français, on voit d'abord les inconvénients : euuhh il va falloir des photos, on en a pas sur nous etc... et là Nolan nous sort d'un geste magistral un appareil photo numérique de dessous le comptoir : "pas de soucis, on va le faire pour vous !!"

Du coup ce n'est pas difficile de sourire. C'est déjà plus difficile de ne pas écarquiller les yeux. Et puis quant on se souvient d'un coup qu'ils n'aiment pas les sourires sur les documents officiels, au final ça doit donner une drôle de tête ! On verra ça cette semaine dans la boîte aux lettres.

Nolan : "et revenez quand vous voulez, nous avons un employé qui parle français !"

Dix minutes plus tard, on est dehors. Dire que j'avais préparé à peu près tous les papiers administratifs que j'ai pu accumuler depuis 8 mois...

Au pays de l'argent, le service bancaire ne dépare pas.

We would like to welcome you...

Comme très bonne nouvelle du jour, j'ai le plaisir de vous apprendre que j'ai enfin trouvé un job ! Enfin plutôt, quelques personnes m'ont fait confiance pour utiliser mes connaissances.

A priori il est tout à fait cohérent avec mon CV, conforme à mes aspirations et j'espère que ça va bien se passer...

Pour ne rien gâcher, c'est payé (si, un vrai job...) et même pas trop mal puisqu'au tarif horaire je concurrence (pour la deuxième fois) mon mari. D'un autre côté ça confirme encore une fois que la recherche fondamentale n'est pas une activité particulièrement lucrative, on ne peut pas tout avoir...

Donc au premier juillet je vais investir mes nouveaux quartiers - au grand désespoir de nos chats - dans un bâtiment tout beau tout neuf et parmi une équipe récemment formée (l'installation dans les locaux date de ce mois de février 2008). D'ailleurs je vous demanderai un petit effort d'imagination, Google Earth n'a pas encore eu le temps de se mettre à la page. Je serai au deuxième étage, 15th Bac à Sable Street, et plus précisement là :

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Je suis, naturellement, super contente. Julien aussi. Journée parfaite...
Reste à transformer l'essai... A suivre !

Les Celtics Champions NBA

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L'épopée est finie, avec la victoire des Celtics ce soir. Ils remportent le titre de Champions NBA 2008.

Sur ce dernier match, en tout cas, c'est mérité au vu de la correction que se sont pris les Lakers.

Rendez-vous l'année prochaine, vous n'entendrez plus parler de basket sur le blog pour cette saison ;-))

Notre premier fan est déçu bien sur, mais voilà ce à quoi nous aurons échappé :

  • aller à Los Angeles pour la parade,
  • laver les chats peints en jaune et violet...

Il y a du bon...

Cro-Magnon serait mort de soif aux US...

En prévision du match de ce soir, on n'omet surtout pas, lors des courses, d'acheter quelques bières et cidres pour être sûrs de voir les choses du bon côté...

Mais voilà, aujourd'hui nous étions deux à nous présenter à la caissière, qui nous demande nos ID pour vérifier que l'on a bien plus de 21 ans et que l'on peut acheter de l'alcool (et là on sort nos driving licenses, classique...). Mais là j'étais la seule à avoir mon sésame (et c'est d'ailleurs pour ça que les garçons devraient aussi avoir des sac à main, plutôt que des poches de jean trouées...). Cela dit, c'est bien la première fois qu'on nous demande les deux.

Et bien le croyez-vous, elle nous a refusé nos boissons, parce qu'il lui fallait les deux. Mon homme ce jour-ci semble avoir l'âge de Cro-Magnon, rapport à la barbe savamment négligée à la Pau Gasol (Maillot n°16 des Lakers)...

La française en moi est vite sarcastique dans ces moments-là, et je tente un petit "Et quand on a les cheveux blancs, il faut encore montrer son ID ?" La réaction ne se fait pas attendre, classique également, les américains n'aiment pas du tout ce genre de remarques : "Ici les règles sont les mêmes pour tout le monde" entends-je, assorti d'un un regard supérieur et appuyé... Essayez de faire passer le ridicule de la situation, et ça sera encore pire.

Voilà des courses qui se sont finies par un débat très profond sur cette ambivalence américaine : les règles sont les mêmes pour tous et faites pour être respectées, il est donc trop tentant de les transgresser... et sans bières en plus.

Un français aurait fait montre de son mécontentement... (euh, ma première réaction d'ailleurs). Mais les humeurs sont quelque chose de très mal vu ici... surtout face aux règles.

Aye aye aye les jalapeños !

UPDATE: Ce post est le plus gros hit de mon blog (C'est un peu dur quand on lit la suite, mais bon...), étant le premier point d'arrivée sur mon blog via une recherche "brûlure jalapenos, chile ou aijes" sur Google.

Donc pour une brûlure aux jalapeños, j'ai fait une petite recherche au calme sur internet en espagnol, pour trouver ça et ça qui donnent des recettes de grand-mère qui semblent marcher pour atténuer la sensation de brûlure (qui n'est qu'une brûlure chimique en fait, sans dommages sur la peau).

Traduction: mettre un peu de sucre dans la paume d'une main et exprimer le jus d'un citron dessus, puis se frotter les mains. Cela élimine les démangeaisons et les odeurs et laisse, en plus, les mains douces.

Paraît-il. Je n'essayerai pas de mon plein gré - maintenant je mets des gants -, donc j'espère que ça marche. Sinon il existe peut-être des crèmes antalgiques (voir post ci-dessous)...

J'ai trouvé ma cause. Bon courage, restez calme cela va passer mais ne vous frottez surtout pas les yeux ou la bouche...

POST ORIGINAL:

Allons-y que je vous raconte mon incident culinaire de ce lundi... Au menu, des pois roses (intéressant n'est-ce pas...) que je cuisine comme les flageolets, avec un peu de poivron dedans... mais, zut, plus de poivrons ! Je décide donc de me rabattre sur des jalapeños, (très utiles n'est-ce pas pour le guacamole) avec un peu d'échalote.

Que ne me suis-je pas méfiée...
Non pas que le jalapeño soit un piment particulièrement fort. Il est même très doux.

A partir de 20 heures mes mains ont commencées à me brûler de façon grandissante...
Pourtant ce n'est pas la première fois que je manipule des jalapeños, mais bon...

CGrâce à wiki nous apprenons que les parties blanchâtres mousseuses à l'intérieur du piment, les graines et la peau contiennent de la capsaïcine... la molécule active des piments, responsable de la sensation de bouche en feu.

Mon amour de mari, très intéressé par le sujet, ne manque pas de me mentionner que la sensation de brûlure que je ressens (bien réelle), n'est qu'illusoire, puisque la capsaïcine ne brûle pas vraiment, mais donne une sensation de brûlure en activant des réseaux nerveux...

Je m'en fous, j'ai mal.
Dans le registre des solutions, on apprend que l'eau ne marche pas du tout, la capsaïcine n'étant pas soluble dans l'eau (c'est la raison pour laquelle boire de d'eau pour soulager une bouche irritée par du piment ne sert à rien)... La molécule est soluble dans des corps plus gras (savon, huile, ethylene...), et, de plus, la caséine contenue dans le lait se fixe à la capsaïcine... J'essaie successivement de me laver les mains au savon une bonne dizaine de fois (pourquoi est-ce que cela me brûle-t-il encore, je n'ai plus de peau ?) puis en désespoir de cause, tout y passe : bain d'huile végétale de la cuisine, lavages à l'alcool isopropyle de notre pharmacie (que mon chimiste de mari me confirme être plus gras que l'éthylène, ça devrait donc marcher...) et gel d'Aloé Vera dopé à la lidocaïne (un analgésique), la solution locale contre les coups de soleil... Après mon troisième bain de lait (j'ai un entretien le lendemain, il faut que je dorme !!), la sensation de brûlure allant grandissante, la phrase tombe... "Et si on allait à la pharmacie du coin ?"...

Je rêve d'une pommade de lidocaïne 100 % pure...

A 22 heures (remarquez, pas de soucis de pharmacie de garde...), nous partons pour la pharmacie, où un sympathique pharmacien vient avec nous dans les rayons libre-service, pour constater qu'il n'y a rien, nous dirige vers les gels d'Aloé Vera à la lidocaïne (déjà essayé) puis finalement a une bonne idée car il se rend au rayon des crèmes pour hémorroïdes. Elles sont grasses et bourrée d'antalgiques. J'ai le choix entre celle à 4.99 dollars et celle à 5.79 dollars. Il me met (après paiement), la moitié du tube dans les mains...

Et ça marche (...un peu. Ca marche moins bien à la chaleur de 40 degrés sortis de la pharmacie, mais c'est déjà beaucoup mieux). Je passe donc la dernière heure de ma soirée avec mes mains enrobées sur un centimètre d'épaisseur de crème pour hémorroïdes.
Mon amour de mari se gausse.

Mais ça soulage.
A minuit, je retrouve l'usage de mes mains.

Donc... méfiez-vous !! Il va de soi qu'il ne faut surtout pas se frotter les yeux après avoir manipulé des piments, même aussi doux que les jalapeños.

ps : Après discussion postérieure avec Pablo cette semaine, nous apprenons que les Mexicains connaissent un cactus (qui ne pousse pas ici) dont la chair est efficace contre les brûlures au piments. Sinon ils recommandent l'Aloé Vera...
Autre solution, adoptée : porter des gants ! (et/ou avoir de la crème pour hémorroïdes sous les mains...)

3 à 2

Victoire des Lakers hier soir, ce qui fait du bien au moral... il ne reste plus qu'à aligner deux victoires d'affilé à Boston pour remporter le titre... Prochain match demain, mardi soir.

On y croit !!!

Bilan températures

Les autochtones aguerris par déjà un été ici nous affirment que ce n'est pas encore le pire... que c'est encore très supportable.

Le vent sèche-cheveux c'est tous les jours maintenant...

Mais il y plus grave : maintenant la température ne baisse jamais en-dessous de 30 degrés Celsius la nuit. Et vous n'avez pas peur que ça s'accumule toute cette chaleur ?

Voici le temps et les prévisions, ce jour, à 10 heures du matin.

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C'est limite un peu monotone quand même... Ce n'est pas à dire à un Suédois mais ici il y en a qui font des dépressions à cause de temps si souvent pareil et ce manque de changement de saisons...

Naturellement on vit avec la clim. D'ailleurs ma température corporelle s'est accordée à un 78 degrés Fahrenheit constant... Encore, j'ai de la chance, dans les magasins et les bureaux c'est calibré à 72 degrés Fahrenheit et vous supportez le pull (De mes yeux vu. Malheureusement les designers de mode et les dictakts qui vont avec prennent souvent naissance dans de grandes villes citadines comme New-York ou Paris voire Milan, ou le 42 degrés Celsius est plus rare...).

Parmi les conseils à retenir : ne jamais laisser une canette de soda dans la voiture, elle explose (et abîme votre voiture), et laisser les fenêtres un peu ouvertes pour éviter une explosion du pare-brise par dilatation de l'air.

Boire beaucoup, ça s'évapore plus vite que le temps de le dire...

Et à Strasbourg ? Ah tiens, vous nous lâchez...

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Ils sont fous ces...

Il y a des choses que l'on voit qui font qu'on ne se sentira jamais chez nous ici, même après 6 mois.

Exemple aujourd'hui...

  • Star Ac' en zone commerciale, sur l'épreuve de l'hymne américain

Julien a passé la matinée à aider des amis à déménager, et donc j'en profitais pour faire du shopping pas trop loin, à Tempe MarketPlace plus précisément - un post précédent -, où je suis tombée sur un "concours de chant" a capella, sur le motif, naturellement, de l'hymne américain ! Le tableau est le suivant : en plein soleil, et en particulier un jury en plein soleil (de quoi rendre une décision la tête froide...), passage des candidats à la chaîne après présentation au micro et un petit "hi" de l'intéressé, très court le "hi" car ce dernier n'a que 10 secondes presque chrono pour démontrer son savoir faire en chantant a capella l'hymne américain (une centaine de démarrages de l'hymne sur la matinée quand même... pauvre jury)... Côté candidats, il y a de tout : de jeunes filles, de jeunes demoiselles, des noirs, des hispaniques, des dames, des grands-mères (la dernière candidate que j'ai vue avait des cheveux blanc, un tour de ceinture de sumo, des ballerines à paillettes et un dadième sur la tête)... Le point commun de tous ces candidats : chanter l'hymne à la Céline Dion, à pleins poumons (d'ailleurs savent-ils le chanter autrement...), et pour ceux qui ne sont plus adolescents du moins, certainement de s'être fait plaisir devant un public. Ca c'est bien chez les américains... l'absence de complexes et de l'enthousiasme.

J'imagine bien un tel scénario avec la Marseillaise... à la limite en essayant d'y trouver un sens on se demanderait si ce n'est pas une nouvelle lubie de je ne sais plus quelle figure politique qui voulait que chaque français ait un drapeau français chez soi (une obligation, qui, à l'inverse, n'a pas lieu d'être ici... en général le drapeau américain n'est pas dans un placard, mais au-dessus de la porte d'entrée...).

Bon, à la limite cela n'agresse que les oreilles, il y a plus dangereux pour les yeux au croisement de deux rues: il existe des concours de lavage de voiture par de jeunes femmes en tee-shirt blanc... c'est sans doute aussi à but patriotique... afin de mettre en valeur les atouts des beautés américaines (les femmes hein, pas les voitures...).

  • Hummer Limousine et échappé de l'hôpital

Après avoir récupéré Julien, nous rentrons en voiture, et, sur le trajet, après avoir croisé un Hummer Limousine de présentation (si, ça existe !!! Pas de photo à vous montrer parce que j'étais au volant, mais je retournerai vous le prendre celui-là à l'occasion...), nous voyons, arrêtés à un feu rouge devant un hôpital, un gars en blouse de malade (couleur bordeaux, c'est pour cela que ça ne m'a pas frappée tout de suite), des sur-chaussures bleues aux pieds, un léger bandage à l'avant-bras, un journal sous le bras et une cigarette à la bouche (celle de la liberté sans doute). Il traverse devant nous avec un coup d'oeil suspicieux à notre adresse... un peu hésitant, un peu paumé, avançant à petits pas... Au choix, on se demande s'il s'est échappé de son plein gré ou si on l'a mis dehors (l'assurance ne couvrant qu'une moitié de lit par exemple...).

Comme je vous l'ai déjà dit, il n'y a généralement personne sur les trottoirs. Sauf, finalement, les trop jeunes pour avoir un permis, les malades échappés des hôpitaux et les personnes en fauteuils roulants (Si, triste constat. Certes, tous les bus sont équipés pour les handicapés, ce qui est bien (et bien mieux qu'en France) et normal d'ailleurs, mais pourquoi n'ont-ils pas de voiture ? Statistiquement il y a plus de personnes en fauteuil roulant sur les trottoirs que de personnes sur leurs deux pieds).

C'est bien décalé ici...