UPDATE: Ce post est le plus gros hit de mon blog (C'est un peu dur quand on lit la suite, mais bon...), étant le premier point d'arrivée sur mon blog via une recherche "brûlure jalapenos, chile ou aijes" sur Google.
Donc pour une brûlure aux jalapeños, j'ai fait une petite recherche au calme sur internet en espagnol, pour trouver ça et ça qui donnent des recettes de grand-mère qui semblent marcher pour atténuer la sensation de brûlure (qui n'est qu'une brûlure chimique en fait, sans dommages sur la peau).
Traduction: mettre un peu de sucre dans la paume d'une main et exprimer le jus d'un citron dessus, puis se frotter les mains. Cela élimine les démangeaisons et les odeurs et laisse, en plus, les mains douces.
Paraît-il. Je n'essayerai pas de mon plein gré - maintenant je mets des gants -, donc j'espère que ça marche. Sinon il existe peut-être des crèmes antalgiques (voir post ci-dessous)...
J'ai trouvé ma cause. Bon courage, restez calme cela va passer mais ne vous frottez surtout pas les yeux ou la bouche...
POST ORIGINAL:
Allons-y que je vous raconte mon incident culinaire de ce lundi...
Au menu, des pois roses (intéressant n'est-ce pas...) que je cuisine comme les flageolets, avec un peu de poivron dedans... mais, zut, plus de poivrons ! Je décide donc de me rabattre sur des jalapeños, (très utiles n'est-ce pas pour le guacamole) avec un peu d'échalote.
Que ne me suis-je pas méfiée...
Non pas que le jalapeño soit un piment particulièrement fort. Il est même très doux.
A partir de 20 heures mes mains ont commencées à me brûler de façon grandissante...
Pourtant ce n'est pas la première fois que je manipule des jalapeños, mais bon...
Grâce à wiki nous apprenons que les parties blanchâtres mousseuses à l'intérieur du piment, les graines et la peau contiennent de la capsaïcine... la molécule active des piments, responsable de la sensation de bouche en feu.
Mon amour de mari, très intéressé par le sujet, ne manque pas de me mentionner que la sensation de brûlure que je ressens (bien réelle), n'est qu'illusoire, puisque la capsaïcine ne brûle pas vraiment, mais donne une sensation de brûlure en activant des réseaux nerveux...
Je m'en fous, j'ai mal.
Dans le registre des solutions, on apprend que l'eau ne marche pas du tout, la capsaïcine n'étant pas soluble dans l'eau (c'est la raison pour laquelle boire de d'eau pour soulager une bouche irritée par du piment ne sert à rien)... La molécule est soluble dans des corps plus gras (savon, huile, ethylene...), et, de plus, la caséine contenue dans le lait se fixe à la capsaïcine...
J'essaie successivement de me laver les mains au savon une bonne dizaine de fois (pourquoi est-ce que cela me brûle-t-il encore, je n'ai plus de peau ?) puis en désespoir de cause, tout y passe : bain d'huile végétale de la cuisine, lavages à l'alcool isopropyle de notre pharmacie (que mon chimiste de mari me confirme être plus gras que l'éthylène, ça devrait donc marcher...) et gel d'Aloé Vera dopé à la lidocaïne (un analgésique), la solution locale contre les coups de soleil... Après mon troisième bain de lait (j'ai un entretien le lendemain, il faut que je dorme !!), la sensation de brûlure allant grandissante, la phrase tombe... "Et si on allait à la pharmacie du coin ?"...
Je rêve d'une pommade de lidocaïne 100 % pure...
A 22 heures (remarquez, pas de soucis de pharmacie de garde...), nous partons pour la pharmacie, où un sympathique pharmacien vient avec nous dans les rayons libre-service, pour constater qu'il n'y a rien, nous dirige vers les gels d'Aloé Vera à la lidocaïne (déjà essayé) puis finalement a une bonne idée car il se rend au rayon des crèmes pour hémorroïdes.
Elles sont grasses et bourrée d'antalgiques. J'ai le choix entre celle à 4.99 dollars et celle à 5.79 dollars. Il me met (après paiement), la moitié du tube dans les mains...
Et ça marche (...un peu. Ca marche moins bien à la chaleur de 40 degrés sortis de la pharmacie, mais c'est déjà beaucoup mieux).
Je passe donc la dernière heure de ma soirée avec mes mains enrobées sur un centimètre d'épaisseur de crème pour hémorroïdes.
Mon amour de mari se gausse.
Mais ça soulage.
A minuit, je retrouve l'usage de mes mains.
Donc... méfiez-vous !! Il va de soi qu'il ne faut surtout pas se frotter les yeux après avoir manipulé des piments, même aussi doux que les jalapeños.
ps : Après discussion postérieure avec Pablo cette semaine, nous apprenons que les Mexicains connaissent un cactus (qui ne pousse pas ici) dont la chair est efficace contre les brûlures au piments. Sinon ils recommandent l'Aloé Vera...
Autre solution, adoptée : porter des gants ! (et/ou avoir de la crème pour hémorroïdes sous les mains...)