Phoenix trip and dreamscape

Mesa Verde National Park

Mesa Verde National Park, dans le Colorado, n'est qu'à trois heures et demi de Chinle. Sur la route, nous passons par le Four Corner National Monument, l'attape-touriste par excellence - nous le savions - puisque contre trois dollars par personne vous pouvez attendre votre tour pour grimper sur une stèle au milieu de nulle part et immortaliser l'instant - dans le vent.

Cela dit, c'est le seul endroit des Etats-Unis ou l'on peut avoir chaque pied et chaque main dans un Etat différent.

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Nous avons bien aimé Mesa Verde.

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Le parc regorge de ruines indiennes nichées dans les innombrables falaises du parc. Le parc est grand et culturellement très riche, on apprend plein de choses. Cela met même un peu à mal le mythe qui veut que les 'Etats-Unis' n'aient pas d'histoire. Enfin, le peuple américain je ne sais pas, mais les lieux, eux, ne manquent certainement pas de passé.

Les photos ci-dessous présentent des ruines datant de l'an 1200 environ. L'âge de nos châteaux-forts...

Cliff Palace...

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Balcony House... avec en premier plan un gros trou qui correspond à une kiva, un lieu de cérémonie enterré dans le sol.

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Le paysage de la fenêtre...

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Step House avec des kivas en premier plan, mais telles qu'elles étaient à l'époque, c'est-à-dire refermées.

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Square House...

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Cliff Palace dans les falaises...

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Les montagnes du Colorado en fond...

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Canyon de Chelly

CLe lendemain nous nous dirigeons vers le territoire Navajo (le quart Nord-Est de l'Arizona) dont nous ne connaissons finalement que peu de choses hormis Monument Valley.

Après Petrified Forest, direction le Nord (on tourne à gauche donc) avec un petit stop au Hubbell Trading Post (photo de gauche), un monument classé qui correspond à un ancien comptoir commercial, lieu d'échanges entre les Navajos et les blancs.

On y croise un indien parlant un peu de Français (!!), au dessus du comptoir à bijoux. Ca vaut le coup de le noter quand on sait qu'apprendre l'anglais est déjà difficile en venant du langage Navajo, les deux n'ayant strictement rien a voir (encore plus quand on considère l'anglais redneck).

Enfin nous atteignons Chinle et le Canyon de Chelly. Les traces archéologiques font remonter l'occupation de ce site par les humains à 5000 ans, le Canyon est d'ailleurs encore toujours habité par les Navajos et ce depuis 300 ans. C'est un lieu ou pétroglyphes se mêlent aux Hogans et aux cultures. En outre, c'est très beau.

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Les cultures en avant-plan et le ciel d'orage en arrière-plan... Et oui, nous sommes en août.

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Je m'arrête un moment sur Spider Rock, qui surplombe le fond du canyon de 250 mètres, pour vous raconter le croyance Navajo associée à cette formation. A son sommet vivrait la Spider Woman, qui apprend aux femmes Navajo le tissage. Et elle y garderait les méchants enfants... Un père Fouettard aux mutiples casquettes donc.

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Nous sommes également descendus dans le canyon pour aller voir les ruines de la White House, une image célèbre en Arizona. Le Canyon étant habité, c'est le seul sentier que l'on peut emprunter sans payer un guide Navajo.

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A la sortie du Canyon, le coucher de soleil...

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John Butler Trio in Flagstaff

Ils nous suivent partout, de Strasbourg en Arizona, nous n'allions pas les manquer ! Rendez-vous était pris à Flagstaff, pour un concert en plein air sur un lit de gazon vert (pour nous)... C'était superbe, et en plus on pouvait supporter le jean !!

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Pour ceux qui ne connaissent pas John Butler Trio, voici le clip de 'Funky Tonight' (son recommandé)... Attention vos jambes vont bouger toutes seules !

Dans la foulée nous avons aussi découvert un jeune femme de San Diego, Tristan Prettyman, qui vous plaira peut-être aussi (voir par exemple ici)...

... ainsi que le centre-ville de Flagstaff en soirée. Flagstaff est paraît-il un lieu que beaucoup de jeunes remplissent les weekends. De notre côté, il est certain que la ville a un petit cachet historique (en plus elle est située sur l'ancienne route 66), il reste que le centre-ville, sans doute mignon en journée, est dédié aux bars la nuit.

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Confiture Maison: Best Of Summer 2008

Un billet qui retrace parfaitement l'émerveillement que procure le tourisme dans l'Ouest Américain. On a peur que ça s'arrête...

Confiture Maison: Best Of Summer 2008

Hee-yaaaaah

En ce samedi fin de matinée, nous nous sommes immergés dans une ambiance très "Ouest Américaine" en assistant à une performance du 124th August Doin's Rodeo à Payson... Attention, prononcer "Rowdi-o".

L'August Doin's Rodeo n'est pas un spectacle d'envergure exceptionnelle, mais il n'en reste pas moins le plus vieux Rodéo continu du monde, paraît-il. Ouaip, et on y était !

Mettez le chapeau... c'est parti !

Tout d'abord l'intro nous donne notre petit fix de patriotisme américain, avec le drapeau, les grâces et l'hymne (et la main sur le coeur), heureusement compensé par la présence étincelante des Cow-girls...

Les épreuves sont multiples, entre le Bareback Riding, le Steer Wrestling, le Tie Down Roping, le Saddle Bronc Riding, le Team Roping, le Barrel Racing...

Le Steer Wrestling consiste en une lutte corps à corps avec des veaux (ou petites vaches), pour leur faire toucher les cornes à terre... - Optionnellement on peut essayer de corser la difficulté en évitant les crottes de cheval au sol. - Naturellement le veau qui n'a rien demandé à personne, ne veut pas, lui.

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Le Barrel Racing est l'épreuve où l'on peut voir des filles chevaucher avec grâce, sur un parcours parsemé de canettes de bières king size...

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Et enfin le Bull Riding, épreuve reine mais aussi controversée, consiste à tenir sur un taureau très contrarié par une lanière qui le fait ruer. De gros taureaux n'est-ce pas, des tailles américaines...

Allez, ouste, vas-t'en toi...

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La journée se finit à danser au Saloon, dans une ambiance country on ne peut plus authentique...

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La performance était très dynamique et même amusante. C'est impressionant à voir. Et nous avons passés la journée yeux grands ouverts, au coeur de l'Ouest, le vrai.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser en lisant mes commentaires ci-dessus, c'est très familial. Tout le monde est impliqué (y compris Dieu le père et les soldats en Irak...). C'est rural vu d'autres coins des Etats-Unis, sans aucun doute.

Pour assister à cette journée comme si vous y étiez, à la seule exception de l'accent redneck qui serait la note juste pour les commentaires, c'est ici...

Promise par M. Sarkozy, la gratuité de la scolarité à l'étranger s'annonce coûteuse - Société - Le Monde.fr

A la lecture des journaux ce matin...

Promise par M. Sarkozy, la gratuité de la scolarité à l'étranger s'annonce coûteuse - Société - Le Monde.fr

M. Sarkozy est paraît-il quelqu'un d'intelligent... En ce qui concerne les Etats-Unis en tout cas, mettons-nous en situation... A vue de nez il y a certainement plus de cadres expatriés que de petits métiers (même si il doit y en avoir pas mal aussi), donc à priori pas mal de gros salaires (en plus en tant que cadre on gagne plus qu'en France, à qualification égale, un appel à l'expatriation d'ailleurs...).

Le poste "éducation des enfants" est un des plus gros budgets d'une famille aux Etats-Unis, rien qu'aux alentours de 9000 dollars par an pour un enfant en primaire, et beaucoup plus ensuite. Naturellement, les expatriés ne payent pas d'impôts en France sur leurs salaires US...

C'est sûr que si j'étais un gros patron français expatrié aux US, j'apprécierais. Et si je n'étais pas encore expatrié, du coup ça ne saurait tarder. La vie aux US sans ce souci en moins ? Un pas de plus vers le bonheur... J'espère au moins qu'il pensera à mettre un plafond pour les plus aisés.

Arches National Park - Wall Arch Collapses (U.S. National Park Service)

Wall Arch s'est effondrée !!
La nouvelle est parvenue aux yeux de mon père, inquiet après coup, via un journal lorrain...

Nous sommes quant à nous très étonnés, cette arche semblant être l'une des plus solides du parc... Comme quoi on ne badine pas avec les lois de la nature.

Ci-dessous, lien vers un article en anglais et les vues avant-après.

Arches National Park - Wall Arch Collapses (U.S. National Park Service)

Qui veut acheter mes photos d'avant l'évènement ?

Les J.O. vus des States

Cette journée de dimanche a bien commencée, avec la victoire des Etats-Unis contre la Chine au basket ce matin... (la France n'est pas qualifiée pour les J.O. dans cette discipline, on ne pourra donc pas reprocher à notre premier fan de soutenir Kobe Bryant...)

D'ailleurs voir les J.O. sous l'oeil américain, ça change, parce que cela veut dire ramasser pas mal de médailles ! C'est motivant.

La grande star US de ces J.O. c'est Michael Phelps, en natation... avec son objectif de 8 médailles d'or... Loin de Laure Manaudou qui vient de finir 8ème à la finale du 400 mètres nage libre il y a une heure... Et à l'instant l'équipe américaine de relais 4 fois 100 mètres nage libre, comprenant Phelps, vient de coiffer au poteau les Français pour la médaille d'or, de 8 centièmes de seconde... C'est bête, on y a cru sur la fin et pendant quelques instants, on s'est sentis orgueilleusement français... Euh, on a déchanté...

Naturellement les médias ne peuvent s'empêcher de faire remarquer que les Français ont clamés haut et fort leur victoire...

Source : The New York Times

''The French had their own expectations, ones they obviously did not feel compelled to keep behind closed doors. “The Americans?” Bernard recently told the sports newspaper L’Equipe, “We’re going to smash them. That’s what we came for.”

The French had made their hopes public. Their trash talking might have been their undoing; it motivated the Americans. “It fired me up more than anything else,” Phelps said.''

Et bien que dire... C'est vrai, Cocorico ne suffit pas toujours... Ce n'est pas ça qui va aider à changer notre image en dehors de nos frontières... Maintenant c'est dans le New York Times, c'est malin.

Bon, pour rester dans le positif, le truc bien par rapport au fait de voir les J.O. à la télé américaine plutôt que française, c'est qu'on va pouvoir regarder l'athlétisme sans entendre les commentaires de Bernard Montel. Selon le premier fan, cela va faire du bien...

Breaking Dawn : H - 10

Laissez-moi vous présenter le phénomène Harry Potter arizonien... c'est à dire la série pour teenagers des 'Twilight', écrite par Stephenie Meyer, dont voici le site web.

Je me suis intéressée au phénomène... en plongeant - bien entendu dans un but analytique, vous en doutez ? - dans les livres de la série. Je vous livre ici mon impression impartiale et totalement non gouvernée par des hormones féminines - et un cerveau trop prompt à retomber en enfance adolescence.

Par rapport à Harry Potter, on monte un peu dans l'âge minimal requis pour lire la série, puisqu'elle s'adresse aux adolescents. D'ailleurs il est fort probable que les lecteurs masculins trouvent le thème et son développement mièvre et ennuyeux. Par contre je pense que pour les autres lecteurs, jeunes et moins jeunes, notamment les femmes n'ayant pas bloqué leurs circuits romantico-adolescentesques, c'est un moyen de retomber avec délectation dans l'âge bête, celui où si vous lisez Dracula en regardant le film du même nom de Francis Ford Coppola, vous ne rêvez plus que de devenir un vampire.

En transposant à un âge théoriquement moins bête la délectation permet d'annihiler suffisamment la raison pour poser la question qui tue à votre mari : "Tu préférerais être un vampire ou un loup-garou ?" et faire la moue au romantisme de la réponse... Au moins Edward le vampire est-il un gentleman, lui...

C'Breaking Dawn', le quatrième tome des aventures de Bella, Edward le vampire et Jacob le loup-garou sort en grande pompe ce soir à minuit... Les librairies sont sur le pied de guerre et le personnel en costume...

Par contre, la raison pour laquelle j'écris un post sur ce sujet est que l'auteur, Stephenie Meyer, vit à Phoenix depuis maintenant 27 ans. Elle a donc le droit de figurer dans ce blog arizonien. D'ailleurs, si l'histoire se passe dans l'Etat de Washington, près du Canada (où il pleut 300 jours à l'année et où les vampires peuvent sortir en plein jour parce que c'est couvert - ils peuvent même aller au lycée), quelques scènes se passent à Phoenix dans le premier tome (l'histoire démarre d'ailleurs à Phoenix).

Dans la bio non-officielle de son site Web, on apprend avec surprise que Stephenie Meyer fait partie de la très célèbre 'Church of Jesus Christ of Latter-day Saints', où encore Eglise des Saints de Jésus-Christ des derniers jours, autrement dit les Mormons.

Et bien faire partie des Mormons et écrire des amourettes d'ados un brin sensuelles sur les vampires... tout se perd...

Quoi qu'il en soit, vous entendrez peut-être parler de ce phénomène médiatique au public bien ciblé puisqu'il correspond à celui qui lit le plus massivement des romans en général...

Allez, je l'avoue, je suis très impatiente de lire la suite, sous prétexte de travailler mon anglais...